L’esclavage doit appartenir au passé

C’est fort facebook.
Avec leur module « souvenirs », vous vous replongez dans vos statuts et partages d’il y a quelques années. J’aime beaucoup ce petit truc!
Hier, 10 mai, journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Je partageai sur mon mur mes reflexions sur cet esclavage des temps modernes que l’on perpetue des fois sans même sans rendre compte. Par nos choix de consommations, nos paroles, nos pensées.
Il y a 3 ans donc, j’écrivais

« 

l’esclavage doit appartenir au passe, là dessus, nous sommes tous d’accord.
par contre, quand il s’agit de payer sa coiffeuse qui nous tresse debout pendant plus de 4 heures parfois, on n’est pas prête à payer plus de 40, 50 euros. même pas 10 euros de l’heure, même pas le prix d’une femme de ménage.
on est pas prête non plus à mettre le prix pour des produits de qualité, on se plaint que c’est cher, on trouve normal de payer son sachet de karité 2 euros, oubliant les heures de travail des femmes qui ont recolté, travaillé ce karité pour nous rendre plus belle.

On est pas prete non plus à payer une robe en wax plus de 70 euros, parce qu’on estime qu’on aurait pu le faire nous même, oubliant que nous comparons ‘ce prix’ à celui d’une robe h&m fabriquée dans des ateliers ou on paye les gens moins de 2 euros par jour.

Faisons attention, nous aussi à ne pas asservir au nom de la consommation et du pas cher. ne mettons à d’autres les chaines que nous sommes si heureux d’avoir brisees.
sur ce, bonne commemoration, think, act wisely

« 

A mon sens, l’esclavage, les travaux forcés, ont eu deux conséquences majeures sur notre relation au travail.
1. nous avons du mal à nous faire payer à la hauteur de nos prestations
2. nous avons du mal à considérer le travail de nos semblables comme ayant de la valeur.
C’est un poison pour notre communauté.

J’en parlais d’ailleurs dans une interview pour le blog La Beauté Sur la Peau que vous invite à visionner

Comme je n’aime pas faire de constat négatifs sans apporter de solutions concrètes, j’ai tout de suite pensé à intégrer des modules « construire son offre » et du coaching business dans CLeva Consulting. Chaque entrepreneur que je rencontre a peur d’appliquer le juste prix à ses prestations alors qu’il peut potentiellement changer la vie de quelqu’un. Et je le sais parce que je l’ai moi même vécu. Si je n’avais pas été entourées de personnes qui m’ont aidées à faire fi de mes concurrents et à établir le prix convenable à mes produits (et encore….), je n’aurais jamais connu les succès que j’ai pu obtenir dans ma vie professionnelle.

Même chose quand on va négocier un poste, on a tendance à prendre le salaire qu’on nous propose, sans se poser les questions fondamentales : aurais je vraiment la vie que je veux avoir avec ce niveau de rémunération?

Ressentez vous aussi cet impact sur notre communauté? C’est un débat qui est lancé avec les entrepreneurs que je coache. Je leur ai même proposé un défis Pricing cette semaine, une méthode que j’appliquais pour Bellebene et qui fonctionnait très bien ! Si vous ne faites pas encore partie du CLevaCrew, n’hésitez pas à rejoindre la ClevaSchool. (L’inscription est à moitié prix jusqu’au 31 Mai). Vous pouvez depuis peu prendre vos cours à la carte. L’avantage de l’abonnement, c’est que vous avez accès à aux modules Motivation et Leadership où je donne de nombreux conseils qui peuvent servir tant aux porteurs de projets qu’aux salariées.

Hate de lire vos commentaires!

Prenez grand soin de vous!

Clarisse

2 commentaires sur « L’esclavage doit appartenir au passé »

  1. Autant je comprends la nécessité pour un entrepreneur de définir le ‘juste prix’ pour son offre, autant je suis mal à l’aise quant au parrallélisme fait entre la commémoration de l’esclavage et les coiffeur(se)s afro, couturiers, sachet de karité etc. Offre et demande, perception de la valeur ajoutée du produit et du service apportée au client/consommateur sont autant d’influence sur le prix. Il y a encore quelques années, mes soeurs et cousines étaient prétes à payer 100 euros pour leurs rastas et encore bien plus pour leurs perruques.
    Aujourd’hui elles apprennent à le faire sur YouTube, et elles comparent injustement, je suis d’accord, mais quand même au prix qu’elles paieraient en FCFA pour le même résultat.
    Là où j’applaudis tout de même ton analyse et où elle me force à me remettre en question, c’est que je ne peux pas me réjouir de l’abolition de l’esclavage et continuer à acheter autant à H&M, Zara et co.
    Je suis rapide mais je ne comprends pas non plus le parallèle fait avec la négotiation salariale. Je peux ‘rever’ une vie de princesse. Si je n’ai ni l’expérience ni les diplomes qui vont avec, je serais payée le SMIC et tantpis pour la vie de princesse. Donc pour moi etre en mesure de négocier c’est savoir ce que l’on apporte à son employeur et être souvent renseigné pour savoir à combien se rénumère ce potentiel.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire sincère et construit Astrid.
      Je suis entièrement d’accord avec toi sur la valeur ajoutée du produit. Ce n’est pas juste une influence sur le prix c’est ce qui détermine l’élasticité au prix. La responsabilité de ce déséquilibre est portée par tous, tant professionnels que consommateurs. A l’heure de youtube et autre, il est nécessaire de profondément changer le métier afin d’augmenter la valeur de son produit/service et ca peu le font….

      Pour la négociation salariale, je vous trouve bien pessimiste. On a deux options, soit on convoite un poste pour lequel on a ni l’experience ni les diplômes et on va chercher l’experience et les diplômes et on négocie son salaire à la hauteur de ce qu’on vaut. soit en effet ben… on reste la…
      Souvent, les personnes sont frappées par le syndrome de l’imposteur et se chantent une chanson : je n’ai pas l’expérience, pas les diplômes, pas ceci, pas cela et n’ose meme pas postuler. quand arrive les négociations, on voit tjs la fourchette basse de peur de voir l’opportunité nous passer sous le nez. Malheureusement, une fois en poste, on se rend compte que 1 nos collègues n’ont pas plus d’expérience ni de diplômes que nous et qu’en plus ils sont mieux payés ou disposent de plus d’avantages parce qu’ils ont osé demander.

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